Trop de choses à faire, comment se ménager?

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Je ne sais pas pour toi, mais personnellement, je suis une grande stressée de la vie. Et le comble, c’est que je suis bonne pour dire aux-autres de ne pas stresser, que ça ne sert à rien, bref de donner des conseils.

En gros, trop de choses à faire, peu de temps pour le faire, égal on est pas surhumain, égal on va être stressé et on ne veut pas ça!

J’ai toujours pleins de bons conseils pour pleins de situations. Et le pire, c’est qu’en règle général, je donne de très bons conseils lorsque l’on me demande mon avis.

Cependant, comme beaucoup de gens, je suis incapable de suivre les conseils que je donne pour mon bénéfice personnel… C’est ici que ça se corse.

Par exemple, le stress. Je vais te dire que c’est très mauvais, que ça peut déclencher le cancer, que tu t’en mets trop sur les épaules, qu’il faut vivre au jour le jour, que la vie c’est la santé, voir la famille en priorité, qu’il faut être bien soi-même pour rendre les gens bien, et la liste peu continuer ainsi encore longtemps.

En revanche, ce que je n’avais pas remarqué jusqu’à maintenant, c’est que je suis le contraire de ce que je prône.

Je m’en mets ÉNORMÉMENT sur les épaules, beaucoup de chose à faire et je n’ai même pas d’enfants, de copain, de maison, de paiement de voiture, rien de tout ça… et je commence à me sentir déjà dépassée!

J’ai commencé à me dire que les mamans de ce monde sont des déesses, que les mères monoparentales avec deux jobs sont inhumaines et que je suis vraiment un grain de sable dans le désert qui se plains sans arrêt… le ventre plein…

Jusqu’à ce que je réalise une chose. Ce n’est pas tant ce que l’on a à faire le problème, mais le plaisir qu’on y prend. Je m’explique.

J’adore m’entraîner, j’adore préparer mes repas d’entraînement (je déteste toujours cuisiner pour ceux qui me connaissent, ça n’a pas changer!), j’adore lire, j’adore que mon appartement soit fraichement nettoyé chaque semaine, j’adore m’occuper de mon Blog, écrire des articles, et créer du nouveau contenu stimulant, j’adore voir mes amis, et j’adore relaxer aussi.

Cependant, je ne m’autorise pas la flexibilité de faire ce que j’aime quand je le désire et SI je le désir. Je m’oblige à m’entraîner tous les soirs en rentrant du travail immédiatement après être rentré dans l’appartement de peur de ne plus en avoir envie plus tard. Je m’oblige à faire le ménage complet de l’appartement chaque dimanche, de faire l’épicerie chaque vendredi, de faire le lavage le dimanche, d’écrire un article au moins une fois par semaine pour mon blog et de créer mon prochain contenu durant la fin de semaine. Je m’oblige a faire les repas de ma semaine à venir chaque dimanche, de lire mon livre chaque matin et soir, de voir mes amis la fin de semaine et de culpabiliser lorsque je ne fais rien devant la tv.

Tu me diras : « Wow! Tu es super bien organisée les choses doivent bien se faire chez toi! Ce à quoi je réponds: « Oui, bien-sûr, jusqu’à ce que je n’en puisse plus, car je n’ai pas l’impression de vivre ma vie, mais de vivre la vie sur le pilote automatique. » J’en suis au point où je n’ai plus envie de faire aucune de ces choses-là, car c’est toujours la même chose, que c’est une obligation et que je n’ai pas nécessairement envie de faire ceci ou cela au moment où je dois le faire. Et le pire là-dedans, c’est que jamais personne ne m’a obligé à faire quoi que ce soit dans un délai imparti, à l’exception de moi-même.

Je me suis complètement enlevée la liberté de vivre ma vie comme je l’entends. Je voulais tellement que tout se fasse que je me suis négligée au point où je n’ai plus rien envie de faire.

Et en regardant autour de moi, j’ai réalisé que nous sommes nombreux ainsi. La vie est sur un rythme encore plus effréné qu’avant avec toutes les technologies existantes qui nous obligent à être joignable dans l’immédiat et de pouvoir produire plus rapidement grâce au logiciel de fusion, gestion, etc. Le nouveau mot d’ordre, rapidité et productivité.

Nous sommes tellement habitués à pouvoir en faire plus qu’avant et plus vite au travail, que nous nous imposons le même rythme dans nos vies personnelles.

Que ce soit des pressions sociales, tel que sortir dans des bars, boire de l’alcool (oui, car n’étant pas quelqu’un qui boit je vis cette surprenante pression régulièrement), voyager (la grosse mode en ce moment c’est l’Asie, plus précisément la Thaïlande), les restaurants, festivals, « ride » de bateau etc. Ce qui a pour effet, de nous faire sentir mal de passer une fin de semaine complète chez soi, car Facebook regorge de photos magnifiques à divers endroits incroyables parsemé de superbes filtres dans les 4 coins du globe.

Ou bien que ce soit les pressions financières et de consommation. Tout le monde dépense sans compter avec le crédit (ou presque, afin de ne pas trop généraliser). J’ai 25 ans et ce n’est quasiment pas normal que je n’ai pas une voiture de l’année qui me coute 300-500$ par mois, un condo à 700-1000$ par mois que j’ai acheté, ainsi que du nouveau linge chaque semaine et des sorties dans des endroits huppés de Montréal à essayer tous les noms de cocktails possible.

Ou bien pression familiale. Avoir des enfants, un copain, être marié, avoir un chien, habiter ensemble, etc. etc.

Bien évidemment, je nomme des exemples extrêmes, mais je suis certaine que tu en as vécu plus d’un toi-même.

En ce qui me concerne, j’ai 25 ans. J’ai déménagé au moins 15fois depuis que je suis en appartement, c’est-à-dire depuis l’âge de 16ans. Mes relations de couples n’ont jamais dépassée le 2ans. J’ai vécu avec 3 hommes dans ma vie et ça n’a pas tenu plus d’un an. Je suis célibataire depuis Mai (avec une fréquentation toxique qui m’a bien fait croire qu’être en couple est un cadeau empoisonné) et je n’ai pas « daté »/rencontré depuis. Comme voiture, j’ai une accent 2004 (et j’ai un accent français également, blague que je ne peux m’empêcher de faire à chaque fois, désolé) qui tombe en ruine. Une carte de crédit rempli. Un chat pour seul compagnon. Et des amis éparpillés dans les quatre coins du Québec, dont 95% ont une famille et dont je n’ai plus de nouvelles depuis.

Disons que je suis loin d’être le parcours idéal. Et même si je suis quelqu’un qui a une excellente opinion d’elle-même et pas vraiment de problèmes d’estime personnelle, il arrive des soirs où on se remet en question.

Où on se demande ce qu’il cloche chez nous. Si on est normal ou pas. Si on est si détestable. Trop difficile. Dépensière. Avec un problème?

Et finalement arrive le moment où on met les choses en perspective. Alors si toi aussi tu doutes parfois de ta situation. À savoir si c’est normal ou pas. Réfléchis à cela :

  • Lorsque ça ne fonctionne pas dans ton appartement, avec ton/ta coloc ou ton copain, déménages-tu chez tes parents pour te refaire une santé financière ou dois-tu te débrouiller et creuser ta propre tombe financière? En ce qui me concerne, c’est la deuxième option qui s’applique. Ce qui justifie la carte de crédit en partie, en plus d’un mois sans salaire pour cause de Mononucléose et nouveau travail (les payes prennent du temps à embarquer!).
  • Lorsque tu sors avec quelqu’un. Que tu es en couple, ou même la nouvelle mode, que tu le/la fréquente. Es-tu du genre à vouloir discuter et améliorer les choses lorsque tu sens que quelque chose ne va pas et faire des compromis avec la personne ou tu te tais et endurer le tout même si ça implique devenir de plus en plu malheureuse au fil des années? Moi, c’est l’option un, et souvent je suis la seule à vouloir travailler la relation où bien la communication est trop mauvaise pour en venir à un consciencius. Et donc, la relation fini. Parfois, vaut mieux être seule que mal accompagnée, et c’est tout à faire normal de vouloir cela.
  • La fin de semaine, préfères-tu relaxer, profiter de ton appartement ou demeure que tu payes déjà assez cher pour relaxer de temps en temps et faire tes trucs ou ressens-tu le besoin urgent de sortir et voir des gens pour fuir ton quotidien morne seule avec toi-même? Dans mon cas, je préfère la première option, car j’adore ma propre compagnie, faire les trucs que j’aime faire seule et économiser pour diminuer cette put %&?/%$ in de carte de crédit!!!
  • Es-tu le genre de personne qui préfère se concentrer sur sa carrière et/ou étude ou tu as un besoin urgent de fonder une famille? Moi ,option un. Et même si la société veut que l’on procréé et se stabilise avec une famille rapide, je m’en fous et préfère suivre ma propre voie.

Tu vois, le problème ce n’est pas nous. Car le monde est REMPLI de toute sorte de gens.

Écoute, il y a même des gens qui aiment les choux de Bruxelles. OUI! Les choux de Bruxelles! Dis-toi que s’il existe des gens qui en raffole, il existe de tout dans ce monde! Et c’est la beauté de notre planète. C’est pour quoi, nous trouverons tous chaussure à notre pied tôt ou tard, que ce soit seul ou accompagné. Car, chacun à des besoins qui lui sont propres et vie sa vie comme il entend. Les gens semblent soudainement heureux lorsqu’ils fondent une famille, mais si ce n’est pas ton truc, tu fais bien de ne pas le faire, du moins pas maintenant. Car, après 3 nuits de sommeils manqués tu peux être sûr que c’est gens-là, avec des enfants en bas âges, sont aux abonnées absent sur Facebook, se garde leur photo parfaite, car ils sont entrain de tout casser dans la maison.

Il n’y a rien de parfait. Il faut juste choisir ce qui nous convient le mieux.

Saches que toutes les meilleurs inventions et avancées technologiques ou autre que nous connaissons aujourd’hui ont été découvertes et réalisées par des gens différents. Des gens qui n’ont pas suivi les moeurs de la société et ont décidé d’accepter leur différence dans leur aspirations et d’en faire quelque chose d’unique.

Alors n’hésite pas à être unique, à vivre ta vie comme tu le sens, car saches une chose…

Tu n’es pas la ou le seul weirdo de ce monde et c’est parfait comme ça!

Marjorie -xox-

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Marjorie Beaudet

Je suis Marjorie Beaudet, fondatrice de Les petits Succès et de son académie en ligne Les petits Succès Académie. J’ai commencé mes 14 premières années de vie en France, à Bordeaux, pour ensuite m’installer au Québec en 2005. J’ai commencé mes études en droit ainsi que mon expérience professionnelle en notariat, pour ensuite me rendre compte que ce n’était pas pour moi. J’adore le droit, mais comme intérêt pas comme carrière. C’est au travers du développement personnel et de beaucoup d’introspection que j’ai découvert ce qui me drive vraiment dans la vie, et c’est d’aider les femmes à s’accepter et être bien avec elles-mêmes. Alors j’ai fait un virage à 180 degrés, pris mon courage à deux mains et j’ai tout recommencé de zéro. J’ai décidé de faire ce qui est bon pour moi et non ce que les autres attendent de moi.

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