La solitude, ma meilleure amie

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Souvent, être seule fait peur. On a peur de s’ennuyer, d’être oubliée, ou même de se retrouver confrontée à nous-mêmes.

Être seule, c’est devoir faire face à la réalité. SA réalité. Devoir faire face à notre situation tel qu’elle est. Alors que lorsque l’on est en compagnie de personnes, sur « la go », à devoir courir à gauche puis à droite, à juste rentrer dans son appartement vide le soir pour dormir, on a pas le temps de penser.

On a pas le temps de re penser. D’analyser. De se rappeler. De pleurer. On met en attente tout ce qui nous est arrivé ou peut nous arriver, comme si ça n’existait pas réellement. On essaie d’échapper à notre solitude.

Et vient le dimanche pluvieux où tout le monde reste chez soi, au chaud, à écouter des films et où on se retrouve seule. Entre 4 murs. Face à tout ce que l’on a mit de côté. C’est le jugement final. On y échappera pas. Coupable votre honneur!

Tôt ou tard, on finit par devoir faire face. Comme on l’a déjà entendu un jour à l’école, « Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme. ». Nos problèmes ne se sont pas perdu, ni envolé comme par magie, une solution miracle ne s’est pas créer d’elle-même et parfois ce que l’on a laissé derrière nous s’est transformé en quelque chose de bien pire.

Il faut faire attention avec ça. Être seule avec soi-même n’est pas une mauvaise chose. On apprend à se découvrir, se dompter, on s’apprivoise et on se découvre. Plus on se découvre et apprivoise la bête sauvage que l’on peut être dans l’ombre et plus on fait face à notre réalité avec plus de clarté, de clairvoyance et d’assurance.

Tout commence par nous-paraître moins sombre, moins insurmontable et, comme on aime le dire, on est capable de percevoir la lumière au bout du tunnel.

Être seule, nous donne la possibilité de nous remettre en question. D’analyser les critiques des gens qui nous entoure et de définir si celles-ci sont fondées ou pas. Et si oui, si on est prête à faire un changement. Ceci nous permet de travailler sur nous-même, sur la meilleur version possible qui puisse exister de nous-même. Toutes les grandes découvertes, inventions, stars et personnes d’influence ont commencé leur travail dans l’ombre. L’ombre d’un sous-sol, d’une grange, d’un garage, ou même d’une voiture.

Un chef d’oeuvre n’en est pas un en un seul coup de pinceau. Un chef d’oeuvre demande du temps, de la détermination, beaucoup de travail et de la persévérance.

Pour devenir ton propre chef d’oeuvre et celui de ton entourage, il faut que tu sois capable d’y investir du temps et des efforts et même si cela veut dire d’avoir des réunions avec toi-même au sommet, toute seul chez toi, par moment.

Il est bon de se ressourcer avec soi-même, d’apprécier sa propre compagnie, car en bout de ligne nous sommes la seule personne avec qui nous ferons le grand voyage de la vie du début à la fin, autant que ce soit aux côtés d’une personne que l’on chéri le plus possible.

Depuis que j’ai déménagé à Montréal, soit le 23 septembre 2016, j’ai passé la quasi-totalité de mon temps seule, à l’exception du temps passé au travail. Étonnamment, j’étais persuadée que je trouverai ça dure, car la première fois que j’ai eu à vivre avec moi-même, seule, jour après jour, c’était en 2010 et cela m’a prit 8 mois l’apprécier.

Mais, cette-fois-ci ce fût différent. Je ne sais pas si c’est l’âge où le fait que ce soit la deuxième fois, mais je l’ai voulu. J’ai rompu contact avec mes amis et ma famille pendant plusieurs jours consécutifs. J’avais le coeur brisé, j’étais en période d’extrême changement côté travail et milieu de vie. J’étais perdu et vulnérable. Chaque soir, je le passais en pleure, à essayer de recoller chaque pièce dévastée de mon coeur qui n’avait jamais encore ressenti pareil douleur.

J’essayais de comprendre ce qui m’arrivait, tout en essayant d’être reconnaissante pour ce que j’avais. Bref, j’avais besoin de temps seule avec moi-même pour démêler le tout.

Après une semaine, j’étais prête à reprendre contact avec le reste du monde, du moins de mon Facebook. J’ai invité une amie à venir et repris contact avec une autre. Cela dit, même après ça, je ne me sentais pas prête à reproduire l’expérience de si tôt.

Mon corps, ma tête, mon être, me supplier de rester seule, de prendre du temps pour moi, du temps pour me reconstruire, me retrouver. Ça semble logique après une rupture et tout ce changement, mais j’ai toujours vécu ma vie à 2000 à l’heure sans jamais prendre le temps de respirer et d’apprécier chaque seconde qui file, ni de prendre soin de moi ainsi.

Pour la première fois de ma vie, je ressentais le besoin de faire une pause. De prendre le temps. Le temps qu’il faut pour m’occuper de moi. Le temps qu’il faut pour retrouver le sourire, retrouver ma positivité presque légendaire, retrouver mes blagues dont je suis parfois la seule à rire, mon enthousiasme, mon intérêt.

Oui.

Mon intérêt. Mon intérêt envers la vie et ce qu’elle nous offre. Non, je n’ai pas pensé au suicide (je te vois venir) et le but de cette article n’est pas de te déprimé, mais au contraire de te montrer que l’on vit tous des moments difficiles aux travers desquels nous grandissons et devenons plus fort. J’ai effectivement perdu l’intérêt de me lever le matin pour passer au travers de ma journée. L’intérêt de mes passions, l’intérêts de voir des gens, l’intérêt de vivre cette vie. La seule chose à laquelle j’étais capable de me rattacher était le gym et ma nutrition (et encore là il y a eut quelques écarts!).

Je commence tout juste à avoir envie de faire des activités, à vouloir côtoyer des gens et reprendre goût à tout ce que j’aimais.

Ma solitude m’avait immergée. Passer mes semaines seules, m’a tellement enseigné de choses. J’ai tellement pu apprendre sur moi-même et commencer à travailler sur moi. Améliorer ce qu’il y a à améliorer. Je peux même dire que j’apprécie ma propre compagnie, faire mes propres choses et ne dépendre de personnes pour passer une bonne journée ou fin de semaine.

J’ai enfin l’impression d’être sur le bon chemin pour me reconquérir et je sens aussi que c’est le chemin à suivre pour être prête à accueillir quelqu’un dans ma vie, sans jamais avoir besoin de la présence de l’autre pour vivre, mais au contraire que cette présence agrémente ce qui existe déjà.

Je suis maintenant certaine d’une chose. On naît, on est vivant sur cette terre, pour une chose et simple chose. On naît pour être heureux. Rien de plus. Rien de moins.

On naît pas pour être médecin, maman, épouse, prix nobel, riche, avec une grande maison, des enfants et un chien ou peu importe ce que les gens t’ont dit lorsque tu étais petite.

On naît à la base pour être heureux. Et si ton bonheur c’est d’être habillée en hippie et faire le tour du monde en Westfalia avec 90$ en poche, vas-y! Si ton bonheur, c’est d’être mariée à un homme qui te respecte, d’avoir 4 enfants et d’être maman à la maison, vas-y, fonce! Si ton bonheur c’est d’être PDG d’une grande compagnie, de travailler 70h par semaine et de ne pas avoir de vie de famille, VAS-Y FONCE!!!

Personne ne peut juger le bonheur de qui que ce soit. C’est beaucoup trop personnel pour être compris et contrôlé par les autres.

Alors si tu n’es pas là où tu aimerais être dans la vie actuellement, que tu ressens un vide, trouve le moyen de prendre du temps seule une fin de semaine dans une auberge, spa ou à la maison et fait le point sur ce qu’est ton réel bonheur. Et tu vas voir un nouveau monde s’ouvrir à toi. Un monde rempli de possibilités qui ne tiennent qu’à toi d’être saisies.

Marjorie -xox-

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Marjorie Beaudet

Je suis Marjorie Beaudet, fondatrice de Les petits Succès et de son académie en ligne Les petits Succès Académie. J’ai commencé mes 14 premières années de vie en France, à Bordeaux, pour ensuite m’installer au Québec en 2005. J’ai commencé mes études en droit ainsi que mon expérience professionnelle en notariat, pour ensuite me rendre compte que ce n’était pas pour moi. J’adore le droit, mais comme intérêt pas comme carrière. C’est au travers du développement personnel et de beaucoup d’introspection que j’ai découvert ce qui me drive vraiment dans la vie, et c’est d’aider les femmes à s’accepter et être bien avec elles-mêmes. Alors j’ai fait un virage à 180 degrés, pris mon courage à deux mains et j’ai tout recommencé de zéro. J’ai décidé de faire ce qui est bon pour moi et non ce que les autres attendent de moi.