Le don de soi

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Le don de soi. Une notion si complexe et si simple à la fois. Trois mots qui veulent tout dire et rien dire à la fois. Quelque chose qui se perd et s’oublie de plus en plus à cause du rythme effréné de nos vies où prendre le temps est aussi difficile que de faire de l’argent.

Le don de soi, à mes yeux, c’est donner sans espérer en retour. Bien évidemment, à force de donner sans recevoir de reconnaissances, aucune, et de se faire réclamer toutes sortes de choses, un sentiment de frustration embarque, et je pense cela normal. Cependant, restons-en au fait de donner sans attendre de retour et gardons en tête que les personnes à qui nous donnons sont reconnaissantes. Pour moi, le don de soi, c’est donner tout ce que l’on peut offrir afin d’aider notre prochain à s’en sortir, à se découvrir, à remonter la pente, à reprendre confiance, à avoir foi, etc. C’est partager notre expérience qui nous a appris des leçons à quelqu’un qui chemine et apprend. C’est être une sorte de mentor. C’est proposer notre aide, aussi simple puisse-t-elle être, juste afin d’aider cette personne, sans attendre de célébration, d’honneur, d’argent ou de cadeau en retour. C’est donner sans jamais s’attendre à de retour en réalité.

C’est s’offrir soi-même, corps et âme, pour mieux aider. C’est montrer l’exemple en espérant que la personne répète ceci au prochain et que le prochain en fasse de même et ainsi de suite. C’est propager l’amour, l’entraide et le bonheur. C’est difficile à expliquer une vision pareil du don de soi par écrit. J’espère avoir réussi à te la faire comprendre. Il y a des chances que ta vision soit différente. L’important, c’est que la même notion de « don » du fait de donner à autrui si retrouve. Comment, quand, où, qui? C’est relatif à chacun.

Dernièrement, j’ai été très réceptive à cette notion et celle-ci à monter un niveau dans ma façon de la comprendre. J’ai expérimenté de curieuse expérience qui vont venir chercher un minimum de ta spiritualité et qui a su BEAUCOUP développer la mienne.

Saches que je ne suis pas chrétienne. Ni quoi que ce soit. Je ne suis pas baptisée. En réalité, je n’ai pas de religion. Je me suis toujours considérée « Agnostique », en gros je crois que ce que je vois.

Je ne peux pas dire que j’ai vu la spiritualité derrière le don de soi de façon tangible et concrète, mais son expérience, le fait de la vivre au travers de mes déboires, ma permis de la ressentir et d’y croire malgré mes réticences à croire quelque chose que je ne vois pas.

J’ai deux exemples du don de soi dans son plus simple appareil qui m’ont menés à croire que sa force réside en chacun de nous.

Ma première expérience récente fut lorsqu’une de mes amies a perdu son bracelet. Un bracelet d’une valeur monétaire relativement importante, mais surtout d’une valeur personnel inestimable. Son copain lui avait offert à son anniversaire la veille et cela valait beaucoup à ses yeux. Cette journée-là, nous étions ensemble à faire divers magasins. Nous avions passé la journée à différentes places. Le soir sur le chemin en direction de sa demeure, elle réalise qu’elle n’a plus ce précieux bracelet, elle m’appelle immédiatement en panique et m’explique la situation. Nous avons donc décidés de partir à sa recherche IMMEDIATEMENT avant que la nuit tombe en refaisant TOUS les magasins dans l’ordre que nous les avions fait. En regardant CHAQUE rangée, en demandant aux caissières de chaque magasin et en regardant à chaque place de stationnement que l’on se rappelait avoir utilisée. Jusqu’au magasin « Bureau en gros » que nous avions également visité cette journée-là.

En faisant les rangés, nous avons atterri dans une en particulier où se trouvait une boucle d’oreilles étendue parterre. Je décide de la prendre et dis à mon amie avec la plus grande croyance en quelque chose d’abstrait et inconnu, pour une raison qui m’échappe encore, «  Si on rapporte cette boucle d’oreille à la caissière comme on aurait aimé que ça nous arrive avec ton bracelet peut-être que la vie (dieu, l’univers, Karma, appelle le comme tu veux) nous rendra ton bracelet! ». Mon amie décontenancée me fit un hochement de la tête qui voulait dire si tu veux, sans vraiment trop y croire et continua son chemin. Je décide alors de continuer le mien dans l’autre sens. À vrai dire, seulement deux pas passé l’endroit où elle était précédemment devant moi. Et que vois-je? LE BRACELET!!!!! J’avais la boucle d’oreille dans mes mains prête à l’apporter à la caissière pour que la personne qui y était peut-être attachée en revenant, comme nous l’avions fait, sur ses pas puisse la retrouver, et le bracelet apparu nettement étendu parterre prêt à être rendu à son propriétaire. Je pousse alors un cri de joie et appelle mon amie. Celle-ci se mit à pleurer de joie en me serrant très fort dans ses bras. Les deux étions bouche bée. Ce que j’avais précédemment dit se concrétisa. Vous pouvez y voir la des fabulations où une fiction, nous nous y avons vu un signe et compris beaucoup de chose sur la vie et le fait de donner.

Y croire, c'est pouvoir.
Y croire, c’est pouvoir.

Deuxième expérience semblable, celle-ci il y a à peine deux jours. Un dimanche soir, j’aidais mon copain à refaire, disons améliorer, son curriculum vitae, afin de trouver un travail qui lui garantirait plus d’heure que celui qu’il a présentement. On refit une adresse courriel plus professionnel, des courriels d’envoie avec une présentation professionnel, bref, on a mis le paquet. Tout ça ensemble. Dès le lendemain, il recevait 3 appels (et les jours suivants aussi, en sommes, tout le monde l’a rappelé). Le surlendemain, donc le mardi, il avait 2 entrevues l’une après l’autre. Nous nous sommes levés tôt, je l’ai conduit à sa première entrevue. Elle a duré plus longtemps que prévu. Pendant, qu’il était encore dans la salle, j’ai pris l’initiative d’appeler la prochaine pour décaler le rendez-vous en me confondant en excuse pour lui. Il sort enfin. Nous nous dirigeons à la prochaine. Il passe sa deuxième entrevu, et … Il a eu l’emploi!!!!!!!!! À  un meilleur salaire que prévu, qui plus est!!! En plus d’avoir été appelé plus tard dans la journée et réussi la première également!!!

Entre temps, j’étais moi aussi à la recherche d’un emploi afin de m’aider face à de gros impondérables financiers, le tout sans aucunes réussites. J’étais contente que mon aide ait pu servir et je l’ai aidé purement pour l’aider lui et non moi. Je ne comprenais pas encore le principe du don de soi comme je le comprends aujourd’hui. Je lui ai permis d’avoir un curriculum vitae plus attrayant de par mes connaissances personnelles, de croire suffisamment en lui pour prendre le risque de chercher ailleurs dans une autre ville que la sienne et de pouvoir se diriger à ses entrevue en voiture sans problème. En plus, d’avoir tenu lieu d’assistante en décalant l’un de ses rendez-vous (haha!). Tout cela sans jamais espérer quoi que ce soit en retour.

Cela dit, maintenant que sa recherche d’emploi était réglée, le sentiment de stress concernant ma condition augmenté. J’ai commencé à douter de moi. À douter que ma situation s’améliorerait. À croire que ma période sombre n’avait pas de fin. Heureusement, lui était là pour moi. Il croyait en moi, en nous, et m’aidait à en faire autant. Je pense sincèrement que nous sommes notre plus grande force à tous les deux et nous apportons beaucoup selon nos capacités et nos moyens respectifs.

Le lendemain, j’ai reçu un appel, l’après-midi même une entrevue, et le soir même un nouvel emploi. Aussi simplement que ça. En plus de continuer de recevoir présentement des appels des autres places où j’ai postulée. Tu pourrais penser à des coïncidences. J’y ai pensé aussi. Cela dit en si peu de temps, des expériences similaires, je ne crois pas que cela soit le fruit du hasard.

Encore hier, nous étions dans un stationnement payant où il n’y avait même plus de place pour se stationner. Un monsieur est venu frapper à ma fenêtre d’auto pour me dire qu’il quittait. Ensuite, il est revenu frapper à ma porte avec son papier de stationnement payé jusqu’à 14h30. Il est 13h. J’étais abasourdi. Même si ce papier ne lui servait plus à rien, il aurait très bien pu le jeter comme le fait le commun des mortels et quitter le stationnement. Au lieu de cela, il a décidé de me donner son papier. Nous avons fini par quitter le stationnement à 13h35. Cependant, avant de quitter pour toujours le dit stationnement, nous avons recherché une voiture dans le même besoin que nous en cognant à la fenêtre de l’une d’entre-elle et en lui offrant le ticket de stationnement qui était encore valable pour 55min. Voyez-vous le don de soi, l’effet « dupplicable » de celui-ci. Je n’aurai pas de misère à croire que cette femme, si elle a quitté le stationnement avant le 55min restant, ait donné le dit ticket à quelqu’un d’autre. Voyez-vous le bien que l’on peut faire en décidant tout simplement de travailler ensemble, les uns pour les autres? Personnellement, je trouve ça beau et c’est ainsi que je veux voir le monde, notre monde. Si chacun d’entre nous y met du sien, comme ce monsieur l’a fait, je suis persuadée que dans quelques années notre monde pourrait devenir bien meilleur.

J’aime croire et je crois, d’ailleurs, que nous récoltons ce que nous semons. Si nous donnons, aimons, aidons, du mieux que nous pouvons avec les moyens que l’on a les gens autour de nous, sans attentes, juste pour le plaisir de pouvoir contribuer, nous recevrons exactement ce que nous offrons.

Toutes les personnes les plus influentes de ce monde parlent du fait de donner. De redistribuer l’abondance dont nous avons la chance de goûter et je crois que c’est effectivement le secret du succès. Le succès ne se résume pas seulement à avoir ou faire beaucoup d’argent. Le succès c’est beaucoup plus large que cela. C’est être tout simplement heureux et obtenir ce dont on a toujours rêvé. Et cela, on l’obtient en permettant aux autres, grâce à notre aide, d’atteindre leur plein potentiel pour obtenir ce qu’eux ont toujours rêvé. Ainsi, la vie, l’univers, dieu, le karma, peu importe son nom, nous rend l’appareil en nous donnant exactement ce dont nous avons besoin à ce moment précis de notre vie.

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Marjorie Beaudet

Je suis Marjorie Beaudet, fondatrice de Les petits Succès et de son académie en ligne Les petits Succès Académie. J’ai commencé mes 14 premières années de vie en France, à Bordeaux, pour ensuite m’installer au Québec en 2005. J’ai commencé mes études en droit ainsi que mon expérience professionnelle en notariat, pour ensuite me rendre compte que ce n’était pas pour moi. J’adore le droit, mais comme intérêt pas comme carrière. C’est au travers du développement personnel et de beaucoup d’introspection que j’ai découvert ce qui me drive vraiment dans la vie, et c’est d’aider les femmes à s’accepter et être bien avec elles-mêmes. Alors j’ai fait un virage à 180 degrés, pris mon courage à deux mains et j’ai tout recommencé de zéro. J’ai décidé de faire ce qui est bon pour moi et non ce que les autres attendent de moi.