Mes 6 raisons du pourquoi je cours

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Samedi, le 4 mars, je suis allée au salon de la course à pied de Montréal. C’était ma première fois et je n’ai pas été déçue!

Se promener parmi les gens qui partagent la même passion, ça ne se décrit pas, ça se vit tout simplement!

Je cours depuis environ 6 ans, mais en “in” et “out”. Et mon maximum de kilomètres est de 6,5. Je ne me qualifierais donc pas de vrai “coureuse”, mais j’estime que je suis dans la catégorie : “je bouge déjà plus que celui qui est assis sur son divan!”. Et pourtant, avant de faire mon ultime et dernier voyage, je veux être capable de dire que je suis une marathonienne!! C’est même dans mon top 10 de ma “bucket list”! Mais voilà, la vie m’a apporté son lot d’épreuves, quand ce n’était pas moi, c’était mes enfants, mes amis, mes proches, ma famille. Ce rêve a été repoussé de nombreuses fois.

Malgré que je n’aie pas toujours été constante, je n’ai jamais cessé de rêver à cet objectif.

À ce salon, j’y ai entendu des conférences absolument motivantes et instructives, mais mon coup de cœur va à la conférence de Patrick Charlebois (le gars qui a couru 7 marathons en 7 jours sur 7 continents différents), où il s’est livré en toute humilité et avec sincérité. J’ai surtout apprécié voir ses hauts et ses bas comme n’importe quel coureur, de voir sa motivation qui parfois vacillait, qu’il était en proie aux mêmes doutes que nous tous, qu’il n’était pas toujours “Hop la vie!”, qu’il était fier de ses victoires et apprenait de ses échecs; mais j’ai surtout vu qu’il n’a jamais abandonné.

Et cette portion-là a été une révélation, car on se met tellement de pression pour performer comme ceux qu’on admire qu’on en oublie parfois qu’eux aussi sont humains avec des déceptions, des réussites, des questionnements, des triomphes, etc.

Il nous a fait voir l’image ci-dessous, j’avais déjà vu ce genre d’image sur Internet, mais jamais avec autant d’info sur « ce que les gens ne voient pas » de notre succès.

Cette image m’a énormément parlé depuis que je l’ai vu. Tsé, c’est beaucoup d’effort pour arriver au succès, est-ce que ça en vaut vraiment la peine?! Quand j’interroge mon cœur, au plus profond de moi-même, la seule réponse évidente et criante de vérité est un gros OUI!

Car je me choisi, je me donne le droit de faire quelque chose qui me fait sentir vivante, je me fais assez confiance et je n’ai aucun doute que je vais y arriver!

Comme je dis souvent à mes enfants : quand on veut, on peut!!! 

Pour moi, c’est la course, mais l’entraînement aussi. Mais pour vous, ce peut-être autre chose comme le vélo, les sports d’équipe, le travail, devenir une meilleure personne, écrire, etc. Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas parce qu’on trouve ce qui nous fait vibrer que c’est ce qui va nous permettre de rester motiver; ça ne nous mettra pas plus à l’abri du manque de motivation ou des échecs que nous devrons affronter.

Et comme je suis du type liste, que ce soit pour accomplir ce que j’ai à faire dans ma journée ou simplement pour peser le pour et le contre lors d’une décision, je m’en suis faite une pour cette situation-ci, question de savoir si mes raisons valent la peine que je me batte pour réussir :

  1. Ma première raison est sans conteste le sentiment de dépassement de soi. Je suis en compétition qu’avec moi-même et en fait, j’ai découvert que j’adore me pousser au bout de mes limites, mais que je ne le ferais pas en groupe, car ça me gêne. Comme si l’attention des autres me mettait mal à l’aise, ou le jugement des autres. Tandis que seule, je lâche prise et me laisse aller totalement.
  2. C’est mon moment à moi toute seule – car aucun de mes ados ne veut venir courir avec moi à l’extérieur pour l’instant et c’est aussi la seule place où je ne peux pas être dérangée en tant que maman (certaines d’entre-nous se reconnaîtront parce que même aux toilettes, on ne peut pas être seules hahahaha!!!)
  3. Parce que c’est le seul temps où je peux vraiment écouter la musique que je veux! Disons qu’avec cinq adolescents dont les goûts musicaux sont tous différents et diversifiés, j’ai rarement le loisir de mettre ma musique préférée. Et surtout, quand ma musique résonne dans mes oreilles, il n’y a personne qui passe de commentaires négatifs et je saaavvvoooouuurrreee ce moment intense d’égoïsme!!
  4. Pour ma santé mentale; que ce soit parce que j’ai de la rage, de la colère, de la peine à évacuer, la course est toujours fidèle à elle-même! J’en sors plus apaisée, sûrement parce que je suis épuisée hihihihi
  5. Parce que je peux le faire n’importe où et que ça me permet de voir et visiter des endroits merveilleux du Québec. Qu’importe que je sois à un match de foot ou de soccer pour mes enfants, je n’ai qu’à enfiler mes “runnings” de course et mes écouteurs et me voilà partie pour ma thérapie perso!!
  6. Parce que ça me permet de me sentir belle, femme et confiante! C’est fou de voir à quel point juste cet effort me rend fière de moi et ce sentiment-là c’est le meilleur ever.

Comme je vous l’ai dit plus haut, je veux courir un marathon et même que j’ai défini mon objectif en temps. J’aimerais le faire l’année de mes 42 ans, soit l’année prochaine…ben quoi!? 42 km pour mes 42 ans, ça fait assez concept et j’avoue que ça me motive, car j’ai besoin de ce genre d’objectif là pour courir! C’est mon dépassement personnel qui parle! 🙂

Voilà mes raisons perso à moi, les vôtres quelles sont-elles?

 

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Marjorie Beaudet

Je suis Marjorie Beaudet, fondatrice de Les petits Succès et de son académie en ligne Les petits Succès Académie. J’ai commencé mes 14 premières années de vie en France, à Bordeaux, pour ensuite m’installer au Québec en 2005. J’ai commencé mes études en droit ainsi que mon expérience professionnelle en notariat, pour ensuite me rendre compte que ce n’était pas pour moi. J’adore le droit, mais comme intérêt pas comme carrière. C’est au travers du développement personnel et de beaucoup d’introspection que j’ai découvert ce qui me drive vraiment dans la vie, et c’est d’aider les femmes à s’accepter et être bien avec elles-mêmes. Alors j’ai fait un virage à 180 degrés, pris mon courage à deux mains et j’ai tout recommencé de zéro. J’ai décidé de faire ce qui est bon pour moi et non ce que les autres attendent de moi.