Prêts, pas prêt, je vis!

Partage

Si on remonte à une époque pas si lointaine, la vie n’était pas aussi complexe qu’elle l’est de nos jours. Les hommes faisaient le même emploi que leur père, se trouvait une femme et avaient deux ou trois portées d’enfant. De nos jours, tu décides en quoi tu veux étudier peu importe le métier de tes parents. Tu essaies de trouver une personne avec qui tu feras ta vie et si jamais ça ne fonctionne pas tu n’as qu’à passer à la prochaine. Pas de stress! Ce qui me porte à me poser la question suivante: Est ce que je vis réellement la vie qui m’est destinées ?

Je vivais littéralement le rêve… mais pas le mien

Toute ma vie, je me suis fait dire le même refrain. Va à l’école, aie un bon emploi, aie une femme, des enfants et un chien. Qu’advient-il si le 9 à 5 n’est pas fait pour moi? En réalité, notre système scolaire n’a pas dix mille solutions. Tu “fit” ou pas. Nous sommes sans cesse poussés vers la réussite, mais en cas d’échec, tu te retrouveras en bas de la chaîne alimentaire. Uniforme, écoles prestigieuses et équipes sportives. Jusqu’à mes 14 ans, sur papier, j’étais l’enfant stéréotype modèle.

La réalité était toute autre. Notes médiocres et attitude de “bum”. Toute mon enfance, je me suis fait pousser au fameux 9 à 5 suivis du 5 à 7 mais fallait bien se rendre compte que je n’étais pas fait pour vivre ainsi. Je ne sais pas si c’est les retenus midis et soirs, mes dizaines de sanctions disciplinaires ou bien les visites récurrentes avec le directeur, mais mes parents l’ont finalement compris. Fini les collèges privés, Bienvenue a l’école publique.

Malgré tout, à 22 ans, je suis devenue cadre dans une des plus grandes compagnies de mon domaine d’expertise. À 23 ans je devenais propriétaire d’un lot de terre. Pas besoin de vous dire que le kraft dîner n’était pas souvent au menu. Sans oublier les commandites pour faire le sport que j’aimais faire. Je vivais littéralement le rêve… mais pas le mien. J’avais l’impression d’être un zombie à la recherche d’un bout de cervelle pour dîner. Bonjour l’ennuie!

C’est à des centaines de kilomètres de chez moi que j’ai compris

Un jour, un ami ma poser une question bien banale: “Est ce que nous faisons, ce que nous faisons dans la vie parce que c’est la seule chose que nous savons faire?” Pourtant, elle a eu l’effet d’une bombe pour moi. Hiroshima peut bien aller se r’habiller! J’ai vécu toute ma vie sans me poser la moindre question. Mes parents, le système scolaire et même le monsieur qui vendait la crème glace m’ont dit que c’était le rêve de tout le monde. Je suis si proche du but! Alors, pourquoi en douter maintenant ?

Avec sa question bien banale, il venait de semer une graine dans mon esprit. Puis, petit à petit, cette semence est devenu un arbre. Est-ce que je vis réellement la vie qui m’est destinées ? Ce n’est clairement pas une crise d’angoisse qui est en train de me prendre. Je ne suis tout simplement pas heureux dans cette vie mais que faire?

Puis, j’ai fait exactement ce que tout le monde s’entête à ne pas faire. J’ai pris mon courage a deux mains, quitter mon emploi, embrasser ma mère et je suis partie. Je n’ai pas simplement mis ma vie sur “pause”. Je me suis carrément exilé! C’est à des centaines de kilomètres de chez moi que j’ai compris que je passais à cote de la vie. Vingt-cinq ans à être le parfait robot que la société attendait que je sois. Faire une heure de trafic pour aller travailler huit heures puis revenir dans ce même trafic tout ça pour enrichir un inconnu. Non merci! Ce n’est clairement pas pour moi.

Je refuse de vivre le rêve d’un autre

Durant cette exil de deux ans, j’ai rencontré des gens formidables. J’ai su qui était mes vrais amis ici mais surtout, je me suis découvert. Je ne dis pas que je n’ai jamais questionné mon choix, mais avec le recule je sais que c’est la bonne chose que j’ai fait. Durant les deux dernières années, il n’a pas un jour que je n’ai pas eu un nouveau défi à relever.

J’ai fait confiance à la vie et elle m’a souri. Je refuse de vivre le rêve d’un autre. Je veux vivre ma vie avec passion, pas la mettre sur le pilotage automatique. Est-ce trop demandé? Je veux profiter du maximum qu’elle a à m’offrir sans retenue. La modération est pour les lâches! Je ne me pose plus la question à savoir si je ferais bien de le faire, mais plutôt est-ce que je suis heureux avec ce choix. Je ne sais pas ce qu’elle me réserve pour l’avenir, mais je dois avouer que cela m’excite.

N’attend pas le bon moment, Crée-le!

Mon conseil est le suivant; vis ta vie sans retenue! Si tu es malheureux, bien change quelque chose. Prends les commandes de ta vie. Postule sur l’emploi que tu désires. Va voir les personnes que tu aimes et dis leur. Va voir cette fille au bar. Celle que tu trouves séduisante et payes lui un verre. Tu n’auras pas nécessairement tout ce que tu désires, mais si tu n’essayes pas de changer ton malheur, il restera toujours présent. N’attend pas le bon moment, Crée le! Je veux que tu te fixes des objectifs et que tu les atteignes. Alors, pense-tu être prêts à vivre?

Partage

David

Leave a Reply

Your email address will not be published.