Comment s’immuniser des junkies du négatif?

Tous (du moins c’est ce que l’on veut nous faire croire) des junkies de guerres, attentats et méchancetés…T’arrive-t-il parfois d’être écoeurée de la race humaine?

Il m’est déjà arrivé de n’être plus capable de voir le bon en chacun de nous. De ne plus aimer les humains. D’être écoeurée par tant d’hypocrisie, de mensonges, de coup bas, des gens qui seraient prêt à vendre leur mère pour 15min de gloire.

Des junkies du négatifs comme j’aime les appeler.

Quand on arrive à ce point, c’est dure, car on a l’impression que l’on ne pourra plus jamais aimer. Que l’on est condamné à se méfier, être aigrie et malheureuse….seule.

Heureusement la puissance de la volonté est formidable. Si jamais tu as déjà été une pseudo mère Thérésa dans l’âme. Te souvenir du bon vieux temps où ton innocence te faisait dire bonjour à tout le monde dans la rue y compris le sans-abris du coin, ravivera ta flamme. Tu sais le sans-abris qui meurt d’envie de te revoir le lendemain ne serait-ce que pour ton beau sourire qui le regarde droit dans les yeux afin de lui rappeler qu’il a le droit d’exister. Car lui aussi c’était quelqu’un avant de faire de mauvais choix. Nous en faisons tous tôt ou tard. Mais est-ce une raison pour se laisser tomber?

Plus jeune et il n’y a pas si longtemps que ça, je voyais le bon en chacun d’entre-nous. Peu importe les erreurs, les mauvais coups, les méchancetés. Certains pensaient que j’en redemanderais (eh non, si jamais tu te le demandes, je ne suis ni masochiste ni sado!). D’autres, mes bourreaux, apprenais tranquillement à faire confiance et se laisser aller. Eh oui, grâce à cette optique de vie, je subissais, mais je sauvais aussi. Je savais que c’était involontaire, que la personne à un bon fond et que c’est juste parce qu’elle est perdu et qu’elle perd le contrôle qu’elle agit de cette façon.

Que faire, lorsque l’on se demande comment on en est arrivé-là? À ne plus aimer son prochain.

J’ai décidé de me raccrocher à qui j’étais et ce que je voyais chez les gens.

J’ai commencé à analyser les actions que ces personnes-là posaient. À essayer de comprendre le but, le bénéfice qu’elles essaient de retirer avec leurs agissements. Et finalement, j’en suis venu à la conclusion,  que ce n’était pas personnel à moi. En réalité, je possédais quelque chose que ces personne-là voulaient, mais n’étaient pas capable d’obtenir d’elles-mêmes. Ou encore, que j’étais dans leur chemin (mauvais timing) tout simplement. Allez oust, dégage, j’ai une promotion à obtenir!

À partir de là, j’ai commencé à changer ma perception des choses, à réaliser que ces personnes sont en réalité blessées. Blessées par des blessures du passé, par exemple, bien enfouies, ou pas si lointaine que ça et qu’elles se sont créés un moyen de défense. Parfois, malgré elles, ce moyen de défense les font agir de sorte qu’elles ne se contrôlent plus.  Et parfois même, elles n’acceptent pas elles-mêmes comment elles agissent. Parfois, elles sont rongées par la culpabilité et vivent un mal être si fort qu’elles recommencent (un peu comme une junkie, mais sa drogue c’est du négatif). C’est une spirale infernale.

Alors j’ai décidé d’apprendre peu à peu à en faire abstraction, ayant apprise à avoir confiance en qui je suis, je sais03 reconnaître un acte ou une parole justifiée à mon égard ou de mauvaise foie et lorsque c’est de mauvaise fois, j’analyse (mais pas comme les ordinaires en code binaire 1 et 0, car les chiffres et moi… c’est pas l’amour fou, même mon compte en banque ne semble pas aimer en avoir trop, à mon grand désespoir!). Donc, je disais… J’analyse! J’analyse ce que la personne essaie d’en retirer et je réalise que ce n’est pas contre moi, mais souvent contre elle-même.

À cette étape-ci, il nous reste 2 solutions.

Aider cette personne à produire son bénéfice d’une manière plus positive ou si elle ne désire pas d’aide et est vraiment insupportable, faire abstraction et continuer notre chemin.

Aimer les gens même quand ils ont des comportements mauvais ne veut pas dire abdiquer à tout ce qu’ils font. Si ces personnes exagèrent et que cela dépasse nos limites alors qu’ils ne veulent même pas de notre aide, les laisser à eux-même n’est pas de la lâcheté. Il suffit de leur mentionner que notre porte sera toujours ouverte lorsqu’elles seront prêt à recevoir notre aide, en attendant on est pas obligé d’endurer ça.

Car aider quelqu’un qui ne veut pas s’aider est dangereux pour soi-même. Ça brûle notre énergie, nous irrite, nous frustre et nous contamines comme un parasite. Pour finir comme eux. Une junkie du négatif.

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