Ta liberté importe

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Vous est-il déjà arrivé de ne pas vous sentir à votre place?

Peu importe où vous vous retrouvez dans la société vous avez l’impression de ne pas « fitter ». Que ce soit au restaurant, au cinéma, dans une salle d’attente à l’université, au travail, à la maison, peu importe où vous vous trouvez, vous vous sentez le mouton noir?

Dès qu’il s’agit de donner votre avis, votre opinion, vous vous sentez incompris et dévisagé. Peu importe ce qui ce passe, vous ne « fittez » pas.

Vous devez vous asseoir d’une certaine façon, parler d’une certaine façon, agir, vivre, et devenir d’une certaine façon.

Dès que vous tentez de sortir du lot d’apporter de nouvelles idées ou de vivre simplement comme bon vous semble sans nuire à qui que ce soit, on vous ramène vers la normalité comme le bon mouton que vous devez être.

Un exemple banal : J’étais à l’université en train de lire paisible avec les pieds accoter sur la chaise inoccupée à côté de moi. La voisine en face de moi faisait la même chose. Je dérangeais personne, je ne salissais pas la chaise et j’étais profondément absorbée par ma lecture quand soudainement la personne qui passe le balai m’a dit d’enlever mes pieds de la chaise, sans jamais demander à ma voisine de table d’en faire autant.

Pourquoi? Pourquoi me demander d’enlever mes pieds? Parce que l’on a décidé qu’il ne fallait pas faire ça? Pourquoi? En quoi ça dérange quelqu’un? Pourquoi me limiter dans mon bien être et mes choix de vie alors que personne n’a besoin de s’asseoir, que je ne salit pas la chaise et que je ne dérange pas? Pourquoi aussi me le demander à moi et pas à ma voisine? Si c’était SI important, cette personne aurait été plus vigilante en regardant les pieds de tous!

C’est un exemple banal qui selon moi démontre parfaitement à quel point nous sommes brimé dans notre liberté, mais aussi à quel point nous sommes « brainwashé ».

Je suis sûr que beaucoup vont penser, même peut-être toi, tu n’as pas le droit, tu n’as pas le droit, ne discute pas! Ou, oui, mais il y’a des gens qui la saliraient la chaise, ou qui ne laisseraient pas la possibilité à d’autres de s’asseoir, blabla. Les règlements c’est pareil pour tous.

Oui, mais des règlements, il ne cesse plus d’en avoir! Plus les gens manquent de jugements et par les gens j’entends, une extrême minorité, et plus le monde entier paye. Et ce qui m’effraie, c’est les gens qui vont dire c’est comme ça et puis c’est tout, met pas tes pieds. Oui, mais réalises-tu que tu ne questionnes plus rien?! Et que le monde et toutes les choses formidables qui nous entourent ont été créer ou découverte grâce au questionnement?

Et là nous sommes tellement programmés dès notre naissance que nous ne questionnons plus rien en obéissant tout bêtement.

C’est pour cela qu’il n’y a plus de cas par cas. Certaines personnes sont douées de plus de jugement que d’autres et sont brimées dans leur liberté à cause d’une minorité. Moi dans la vie ça me remplit de bonheur de m’assoir sur une chaise inconfortable et de pouvoir améliorer mon confort en accotant mes pieds sur un support pendant que je lis et que j’attends depuis 4h que ma voiture se fasse réparer.

J’aime danser lorsque je suis assise ou au gym en écoutant ma musique via mes écouteurs et mon téléphone sans me soucier de si les gens me dévisagent et de ce qu’ils pensent, sans me faire dire « Arrête tu te fais remarquer, les gens nous regardent ».

J’aime pouvoir chanter, même si j’ai aucun talent, une chanson que j’aime même si je ne fais qu’émettre des sons en anglais, car je ne connais pas les paroles ou que je ne sais pas bien prononcer les mots, sans avoir à me faire dire un gros « Ta gueule! » méchant (car ce n’était pas en joke qu’on me l’a dit!).

J’aime pouvoir sortir de chez moi en tenu de sport ou en jogging et aller faire mon épicerie ainsi sans me faire dire « Tu vas tout de même pas sortir comme ça?! ».

J’aime mieux dormir 15-20min de plus, plutôt que de me coiffer ou me maquiller, et j’aimerai ne pas me faire dire « Tu pourrais te mettre un peu de mascara au moins » parce que ça l’air qu’être une fille maintenant est synonyme de mettre un minimum de maquillage.

J’aime être libre d’agir et de vivre comme bon me semble, d’autant plus qu’à chaque fois que je tends à le faire, je ne nuis aucunement au bonheur et la liberté de chacun.

Je trouve que nous nous plions un peu trop à ce que la société exige de nous. Nous nourrissons ce mal. En acceptant tous ces préjugés, ces règlements, ces formes de vie en société, nous alimentons la bête et permettons de nouveaux règlements.

Au lieu d’éduquer nos jeunes au respect, à la tolérance, à la vie en communauté, nous nous divisons en établissant des règles qui nous empêches d’être qui nous sommes et limitons la tolérance de tous et chacun. Dès qu’une personne sort du lot, les gens n’ont aucune tolérance, juge immédiatement et se plaignent au lieu de s’en foutre. Car bien franchement avoir les pieds accoter sur une chaise ça ne fait rien, à part nourrir un sentiment d’injustice autour de nous, car d’autre aimerait le faire, mais n’ose pas, car ils ont peur de ce que les gens pourraient penser et qu’on leur dise non.

Mais sachez une chose, qui ne tente rien n’a rien. Même si la réponse est non, ça ne t’enlève rien autant que ça ne t’apporte rien. Tu restes au point de départ, mais au moins tu auras essayé, tu ne demanderas pas « et si j’avais… » et peut-être que tu auras un oui!

Apprenons le jugement autour de nous, éduquons-nous, essayons de faire de nous et de notre entourage de meilleurs personnes au lieu d’être des robots obéissant qui disent oui à tout et ne sont même plus capable de raisonnement et jugement.

 

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Marjorie Beaudet

Je suis Marjorie Beaudet, fondatrice de Les petits Succès et de son académie en ligne Les petits Succès Académie. J’ai commencé mes 14 premières années de vie en France, à Bordeaux, pour ensuite m’installer au Québec en 2005. J’ai commencé mes études en droit ainsi que mon expérience professionnelle en notariat, pour ensuite me rendre compte que ce n’était pas pour moi. J’adore le droit, mais comme intérêt pas comme carrière. C’est au travers du développement personnel et de beaucoup d’introspection que j’ai découvert ce qui me drive vraiment dans la vie, et c’est d’aider les femmes à s’accepter et être bien avec elles-mêmes. Alors j’ai fait un virage à 180 degrés, pris mon courage à deux mains et j’ai tout recommencé de zéro. J’ai décidé de faire ce qui est bon pour moi et non ce que les autres attendent de moi.