Vivre ou survivre, tel est la question.

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Parfois ce que l’on désire le plus c’est d’être aimé. Alors que nos parents n’ont jamais été capables de le faire correctement ou de nous le démontrer, nous grandissons avec ce vide.

Vivre seule à l’étranger sans famille sur qui compter, orpheline de parents encore en vie, est très difficile. Avoir des amis peut suffire, seulement il faut qu’ils soient présents dans nos vies … ces amis. La vie va si vite, tout le monde est tellement occupé à construire son propre bonheur, que plus personne ne fait attention au bonheur des autres. Les gens s’offusquent qu’on ne les contactent plus et que l’on ne leur parle plus de nos problèmes ou de nos réussites alors qu’eux même ne font plus attention à nous, trop pris par les vagues tumultueuse de la vie de parents, conjoints, professionnel ou autre.

Alors on se sent seul et on est seul. Les quelques amis présents qui font de leur mieux pour nous aider qu’ils soient outre-mer ou à 10min de chez nous ne suffisent plus à remplir se vide qui ne cesse de grandir. Dans la vie, pour être parfaitement balancé, il faut que la carrière, l’environnement, l’amitié, l’amour et la spiritualité soit en parfaite harmonie.

Que faire quand depuis plus d’un an on nage à contre-courant dans chacun de ces domaines à essayer tant bien que mal de tout réparer, mais que les aléas de la vie font en sorte de rajouter plus d’obstacles après chaque problèmes résolues? Tout être humain, même le plus positif de ce monde, fatiguerait, douterait, cesserait d’y croire. Personne n’est surhumain. Tout le monde à son degré de tolérance face aux batailles perdues, aux obstacles et à l’acharnement de la vie.

Arrive, un moment donné, où on pleure à chaude larme dans sa voiture sans plus aucun espoir de voir cette dite lumière au bout du tunnel. Arrive ce moment, où tu te rappelles contre quoi tu t’es déjà battu et que tu as vaincu, et décide de retrousser tes manches pour mieux t’en sortir une fois de plus, malgré ton essoufflement, dû au fait que tu dois constamment de battre…justement. Arrive ces jours où tu y crois et d’autres où tu n’y crois plus. Tout devient de plus en plus instable, de plus en plus hors de contrôle.

Le développement personnel, rendu à un certain point ne fait plus effet. Il ne te reste plus que toi face à deux uniques choix. Souhaites-tu survivre ou vivre? Souhaites-tu abandonner et laisser cette situation prendre le contrôle de ta vie ou souhaites-tu t’en sortir, peu importe comment cela sera possible, en ne cessant tout simplement plus d’y croire.

Je crois que la résilience vient du plus profond de notre être, c’est quelque chose que l’on ne contrôle pas, mais qui fait partie de nous. Je pense que c’est un don, un cadeau dont certaines personnes sont pourvues. Et c’est quelque chose que l’on ne devrait jamais cesser de chérir, car cela sauve définitivement des vies.

Quand tu sens que tu nages à contre-courant, que tout ce met en place contre toi afin de t’empêcher d’avancer, je crois que c’est le moment de prendre du recul au lieu de foncer tête première dans le tas. C’est le moment de réfléchir et d’essayer de comprendre « POURQUOI la vie ne veut-elle pas que j’avance dans cette direction? »

Personnellement, je n’ai pas été une fille chanceuse et privilégiée dans la vie. Il m’est arrivé beaucoup de chose digne de la fiction. Cependant, malgré toutes mes épreuves, j’ai toujours été sauvé à la dernière SECONDE par un miracle qui me faisait suivre le chemin qui m’était destiné et me permettait d’avancer, de me développer et de devenir une femme d’âge mental très mûre dans le corps d’une jeune femme de 24ans rapidement.

Ceci m’amène à me dire que si depuis 1ans, ma vie est aussi chaotique, c’est probablement parce que je ne suis pas mon chemin. Et j’en suis rendu à un point où tout me fait faux bond absolument tout. Tout est une succession de déception. Mes amis, ma carrière, mon environnement de vie, mes projets, mes amours … même mon chat. Tout est contre moi.

Cependant, cette année j’ai appris ÉNORMÉMENT sur moi, sur ce dont je suis capable, sur ce que je veux et où je veux m’en aller. Je pense comprendre de tout ça que la facilité n’est pas pour moi, que je suis hors norme et doit suivre un chemin hors norme. Oui, je vagabonde un peu partout au Québec, oui je n’ai eu aucune relation de couple stable de plus d’un an, et oui j’ai souvent changé d’emploi. Je pense que tout cela est dû au fait que je ne suis pas à ma place. Qu’il est temps pour moi d’essayer de nouvelles choses qui me sortent COMPLÈTEMENT de ma zone de confort. Peut-être vivre dans une autre province ou un autre pays, peut-être partir quelque chose de complètement à moi avec mes rêves et mon apprentissage qui pourrait servir autrui, peut-être que partir à l’aventure me fera rencontrer mon autre moitié qui elle aussi a besoin d’aventure. Peut-être que mon bonheur ne se trouve tout simplement pas ici et que je m’entête à le trouver par facilité dans un endroit qui ne me convient pas.

Actuellement, je n’ai plus d’attache côté ami, emploi, lieu de vie, famille, amour. Autrement dit, je suis entièrement et complètement libre de vivre où je le désire, repartir ma vie de zéro comme beaucoup n’ont pas la facilité de le faire et de me tracer un nouveau destin qui sera le mien.

Je pense que lorsque l’on a l’impression que la vie s’acharne sur nous, c’est parce que peut-être elle nous envoie un signe. Celui de nous faire comprendre que nous n’empruntons pas le bon chemin, notre chemin. Peut-être que c’est l’opportunité que l’on attendait de faire un virage à 180 degré et de reprendre le contrôle de ce qui nous appartient, notre destin. C’est peut-être le moment de VIVRE, de nous accomplir. VIVRE est un mot tellement vague qui veut tout dire et rien dire à la fois. Mais aujourd’hui j’ai l’impression d’en comprendre son véritable sens. Le sens profond. Celui qui vient nous chercher dans les tripes comme on dit.

Je ne pense pas que vivre se soit aussi banal que respirer. Je pense que c’est voir ce que beaucoup ne voie pas, sentir ce que beaucoup ne peuvent sentir, toucher, goûter et entendre ce qui est réellement. Vivre, c’est apprécier CHAQUE PETITES SECONDES de notre existence à sa pureté la plus absolue. C’est sortir dehors et sentir RÉELLEMENT le vent caresser notre joue, entendre les feuilles frémir, voir la VIE à son plus simple appareil et sentir que l’on est réellement dans le moment présent, exactement là où l’on est supposé être à faire exactement ce que l’on est censé faire.

Apprécier ce que la nature à de plus simple à nous offrir.

Pas de téléphone, pas de Facebook, pas de « drama », pas de factures, pas de rendez-vous, pas d’obligation, pas de responsabilités, pas de stress. Juste toi et la nature. Toi et l’oxygène. Toi et le soleil, les arbres, les feuilles. Toi et ton sourire sur les lèvres entrain de respirer une bonne bouffée d’air frais. Toi et le temps qui n’a plus d’importance. Toi et l’instant présent.

C’est ce que l’on devrait ressentir chaque jour de notre vie. Que l’on travaille, que l’on est des obligations, des factures, et des choses à gérer. On devrait être en communions avec le moment présent. Rien ne devrait avoir plus d’importance que le moment de bonheur que l’on ressent à chaque respiration, à chaque sourire échanger, à chaque rire partagé, à chaque moment où l’on prend réellement la peine de vivre.

Ne te laisse pas dominer par la spirale infernal de la vie, car tu ne sais jamais quand tu vas finir par baisser les bras, cesser d’y croire, et manque les grands moments de ta vie.

Après la lecture de cet article, je veux que tu prennes la peine de réfléchir à ce que tu veux réellement de ta vie. Qu’est-ce qui te rend réellement heureux et vivant? Qu’est-ce qui te permettrait de ressentir ce sentiment en permanence, à chaque jour? Et de le faire. Tu ne sais jamais quand ta respiration s’arrêtera, fais en sorte que chaque battement de cœur et chaque bouffée d’air valent la peine. Fais de ta vie ton plus grand rêve et de ton plus grand rêve ta vie.

N’attends pas demain pour que ta vie soit meilleure, occupes-toi en maintenant, tant que tu en as le pouvoir, tant qu’il en est encore temps, tant que tu y crois.

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Marjorie Beaudet

Je suis Marjorie Beaudet, fondatrice de Les petits Succès et de son académie en ligne Les petits Succès Académie. J’ai commencé mes 14 premières années de vie en France, à Bordeaux, pour ensuite m’installer au Québec en 2005. J’ai commencé mes études en droit ainsi que mon expérience professionnelle en notariat, pour ensuite me rendre compte que ce n’était pas pour moi. J’adore le droit, mais comme intérêt pas comme carrière. C’est au travers du développement personnel et de beaucoup d’introspection que j’ai découvert ce qui me drive vraiment dans la vie, et c’est d’aider les femmes à s’accepter et être bien avec elles-mêmes. Alors j’ai fait un virage à 180 degrés, pris mon courage à deux mains et j’ai tout recommencé de zéro. J’ai décidé de faire ce qui est bon pour moi et non ce que les autres attendent de moi.